Après trois heures quarante de combat, Alejandro Tabilo, 36e mondial, a démantelé la quinzaine de Moïse Kouamé, 17 ans, sur la terre battue de Roland‑Garros, le 30 mai.
Tabilo met fin à l’élan français
En début de partie, le jeune Français avait imposé le premier set, faisant vibrer le court Suzanne‑Lenglen. L’endurance accumulée par son adversaire, déjà confirmé à chaque tour, a fini par prévaloir, le match se soldant par un quadruple‑set (4‑6, 6‑3, 6‑4, 7‑6) où Kouamé a même sauvé quatre balles de match lors du tie‑break décisif.
Cette défaite s’ajoute à celle de Quentin Halys la veille contre Alexander Zverev, laissant la France sans représentant en huitièmes de finale.
Diane Parry fait vibrer le public parisien
Sur le tableau féminin, Diane Parry, classée 92e au classement mondial, a résolu le duel de 2 h 44 contre la 6e mondiale Amanda Anisimova. Le super tie‑break final a scellé la victoire, déclenchant les acclamations des supporters du PSG présents sur le court Philippe‑Chatrier.
« Je suis tellement heureuse d’avoir pu vivre ce match dans cette ambiance‑là, vous avez été exceptionnels », a déclaré la Française, qui s’assure une seconde semaine consécutive dans un Grand Chelem.
Prochaine échéance pour Parry
En huitièmes de finale, Diane Parry affrontera Maja Chwalinska, 114e mondiale, une autre surprise du tableau.
L’absence de Bleu en quart de finale souligne la fragilité de la présence française dans le tournoi masculin, tandis que la performance de Parry rappelle que la progression française reste possible sur le versant féminin.
Le pacte entre un rêve brisé et une lueur d’espoir définit le jour du 30 mai à Roland‑Garros.
