Marc Márquez privilégie les sensations à la cinquième place au sprint du GP d’Italie
Après une double intervention sur le pied droit et l’épaule droite, le champion espagnol a concentré son week‑end à Mugello sur la récupération physique et sur la sensation retrouvée sur la Ducati, bien plus que sur le classement final.
Objectif principal : retrouver le contrôle du corps
À deux semaines de la seconde opération, Márquez a retiré la vis qui comprimait le nerf radial, éliminant ainsi les engourdissements du bras. Son seul but était d’évaluer la réponse de son corps à l’effort, aucun point de référence sportif n’était visé.
« Je suis plus fatigué, mais ma position sur la moto était meilleure », a déclaré le pilote, soulignant que chaque sortie contribue à la reconstruction progressive de son endurance.

Qualifs et sprint : un départ prometteur, une perte de contrôle
En qualifications, Márquez a réalisé un impressionnant quatrième temps, premier Ducati sur la grille, signe que la moto recèle toujours du potentiel malgré les limites physiques du pilote.
Au sprint, il a brièvement mené, mais a été rapidement dépassé par Raúl Fernández, Jorge Martín, Diogo Moreira et Fabio Di Giannantonio. « J’ai peut‑être trop contrôlé le premier tour », a admis le pilote, rappelant que « la meilleure défense, c’est l’attaque », mais qu’il n’a pas pu la mettre en œuvre.
Après un échange de places avec Marco Bezzecchi, il a stabilisé sa position en sixième avant de récupérer la cinquième place à l’arrivée.

La Ducati : potentiel latent, exploitation partielle
Márquez reconnaît que la moto possède les qualités nécessaires pour prétendre au titre, mais il peine encore à exploiter pleinement son potentiel. « La moto a du potentiel, je ne l’exploite pas totalement », a-t‑il indiqué, précisant que les performances en qualification montrent une aspiration parfaite, pourtant incomplète en course.
Il note une limitation d’énergie sur la distance : « Je perds en énergie, ce qui m’oblige à modérer les tours en course ». Les essais en EL2 ont confirmé la difficulté à maintenir des laptimes constants sur plusieurs tours.
Stratégie de survie : modérer l’agressivité et viser la fin de course
Conscient de ses limites, Márquez a choisi de ne pas pousser la Ducati au maximum, la priorité étant de « survivre » jusqu’à la ligne d’arrivée. Il prévoit de répéter la même approche pour la prochaine course, cherchant à « trouver ma place » sans sacrifier la durée de vie des pneus.
« Je n’aime pas être prudent, mais c’est indispensable aujourd’hui », a-t‑il affirmé, soulignant la nécessité d’intégrer cette mentalité pour éviter une dégradation prématurée.

Perspectives à Brno : viser les 100 % quotidiens
Le pilote espère que le prochain déplacement à Brno lui offrira de meilleures sensations et une progression vers ses « 100 % chaque jour ». Il insiste sur le fait que chaque sortie doit être considérée comme un pas vers la pleine capacité physique et technique.
« Mon objectif n’est plus le plaisir instantané, mais le travail quotidien pour progresser et, à terme, reprendre le plaisir de piloter », conclut Márquez depuis le paddock.
Avec la récupération en cours, la priorité de Marc Márquez reste la constance physique et la maîtrise de la Ducati, enjeux décisifs pour les prochaines étapes du championnat.
