Pedro Acosta a quitté le circuit de Mugello sans se qualifier directement pour la Q2, un retournement brutal après la pole position remportée à Barcelone deux semaines plus tôt.
Qualification compromise et performances en séance libre
Lors des essais libres, le jeune pilote de Red Bull KTM s’est limité à la treizième place, le contraignant à passer par la séance décisive de Q1 le samedi. Même son tour le plus rapide, enregistré en pleine pluie de gravillons, n’a pas suffi à le hisser dans le top 10 requis pour la Q2.
Problèmes techniques et ressentis du pilote
Acosta a déclaré à la presse que « rien ne fonctionnait, que ce soit le rythme ou l’électronique », soulignant une perte d’adhérence à l’avant qui le faisait « se sentir en rallye ». L’impression d’une configuration moteur inadaptée à la nature fluide du circuit s’est traduite par une incapacité à exploiter la puissance dans les quinze virages qui caractérisent le tracé.
Stratégies d’ajustement et influence de la concurrence
Le pilote a indiqué s’inspirer du troisième temps imposé par Enea Bastianini vendredi, estimant que les trajectoires de ce dernier semblaient « les bonnes ici ». Il a ajouté que l’équipe étudiait les données de Bastianini pour identifier les réglages à appliquer, notamment sur la suspension et l’électronique, afin de contrer la supériorité des KTM d’Ogura et des deux autres homologues.
Historique des difficultés sur les circuits enchaînés
Des problèmes similaires ont déjà été observés à Jerez, où Acosta a lutté dans les virages 8‑9, lesquels rappellent les sections critiques du Mugello. Au Grand Prix d’Espagne, le même dysfonctionnement a coûté une qualification directe, tandis que Bastianini, à l’inverse, s’est classé en première rangée dès la première journée.

En définitive, la journée de Mugello expose les limites actuelles de la moto d’Acosta sur les tracés à enchaînements rapides, un point que l’équipe devra corriger rapidement pour retrouver le rythme imposé à Barcelone.
