La Turque Zeynep Sönmez a dû abandonner son double à Roland‑Garros après être tombée sur un panneau publicitaire installé en fond de court, blessée à la cuisse et suturée, rappelant les incidents récents qui ont secoué le tournoi.
Multiples accidents liés aux bâches et panneaux de fond de court
Le mardi, le Belge Alexander Blockx a quitté le deuxième tour après s’être bloqué la cheville droite dans une bâche jugée « tant nécessaire que dangereuse ». Le même vendredi, la Britannique Katie Boulter a trébuché sur un panneau lors d’une défaite contre Anastasia Potapova, heureusement indemne mais consciente du risque répété.
Ces deux épisodes s’ajoutent aux témoignages d’Iga Swiatek, quadruple championne à Paris, qui a exigé une réponse des organisateurs lors de sa conférence de presse, ainsi qu’à ceux de Marta Kostyuk, 15ᵉ mondiale, qualifiant les éléments de fond de court de « très dangereux » à la lumière des blessures de David Goffin en 2017 et de Kirsten Flipkens en 2021.
Des voix de joueurs qui réclament du changement
« Je préfère perdre le point que de me blesser », a déclaré Kostyuk, rappelant qu’un lob profond avait failli la mettre en danger. Swiatek a ajouté que, sur terre battue, le rebond élevé imposait davantage d’espace, questionnant la pertinence du placement actuel des bâches ou la nécessité de les afficher autrement.
Face à la situation, la Fédération française de tennis (FFT) n’a pas réagi immédiatement aux sollicitations de l’AFP visant à envisager un déplacement des panneaux ou une révision des règles d’installation.
Historique des critiques et réponses institutionnelles
Lorsque David Goffin s’est blessé sur le court Suzanne‑Lenglen en 2017, Rafael Nadal avait déjà dénoncé la mauvaise localisation de la bâche. L’ancien directeur du tournoi, Guy Forget, avait alors répondu que les joueurs devaient composer avec les limites du court, comparant les bâches aux chaises d’arbitres.
Les incidents récents réactivent ce débat vieux de plusieurs années, soulignant le contraste entre la tradition de protection des sponsors et la sécurité physique des athlètes.
En l’absence de décision officielle, les joueuses restent en première ligne, leur voix pressante rappelant que la priorité du Grand Chelem doit rester la protection des compétiteurs sur le redoutable parquet parisien.
