À la suite du GP de Catalogne où Álex Márquez a percuté Pedro Acosta et où Johann Zarco a vu sa jambe coincée par la Ducati de Pecco Bagnaia, le MotoGP a dévoilé quatre axes d’intervention pour renforcer la sécurité.
Réunion de direction et consensus des équipes
Le jeudi précédent le Grand Prix du Mugello, Carlos Ezpeleta, directeur sportif du MotoGP, a rassemblé les chefs d’équipes afin d’évaluer les incidents de Barcelone. « Le plus important, c’est qu’Álex et Johann se rétablissent rapidement », a affirmé Ezpeleta, avant d’annoncer que les équipes s’accordaient déjà sur la nécessité d’ajuster les procédures.

Élargir l’espace entre les pilotes sur la grille
Le premier chantier porte sur la disposition du départ. En augmentant l’écartement des lignes, les pilotes disposeraient d’une marge de manœuvre plus importante avant le premier virage, réduisant le risque de regroupements comme celui à l’origine de la chute de Zarco. Les équipes ont indiqué qu’une telle modification pourrait être appliquée d’ici 2027, selon la configuration des circuits.

Suppression du variateur de hauteur (holeshot device) au départ
Le dispositif qui abaisse la moto pour optimiser le départ – souvent appelé « holeshot device » – fait l’objet d’une interdiction progressive. Son activation nécessite un freinage brutal, ce qui a déjà posé problème sur des circuits où le premier virage est rapide. L’objectif est de retirer ce système de tous les circuits, avec une mise en application possible avant l’échéance officielle de 2027.

Ajout d’une protection autour de la roue arrière
Après que la jambe de Zarco se soit logée entre la roue arrière et l’échappement de la Ducati de Bagnaia, la direction explore une surcouche protectrice autour du bras oscillant. Cette barrière pourrait empêcher le coincement de membres ou d’objets, tout en conservant la flexibilité mécanique essentielle à la performance des machines.

Système d’alerte en cas de ralentissement anormal d’une moto
Le dernier projet vise à installer un dispositif lumineux ou sonore capable de signaler aux suiveurs qu’une moto vient de perdre de la vitesse, comme cela a happé Álex Márquez derrière Acosta. Bien que l’efficacité reste limitée en cas d’asphyxie de la visibilité, cette mesure pourra offrir un temps d’avance supplémentaire dans des scénarios moins critiques.

Ces quatre leviers, étudiés conjointement avec les constructeurs, constituent la prochaine étape du MotoGP pour réduire les accidents de première ligne et sécuriser les pilotes dès le départ.

