Roland‑Garros 2026 : l’Ukrainienne Oliynykova compare le duel à l’Allemagne nazie et dénonce la russe Schnaider

Roland-Garros 2026: "C'est comme jouer en Allemagne nazie", l'Ukrainienne Oliynykova dézingue sa future adversaire russe Schnaider
Roland-Garros 2026: "C'est comme jouer en Allemagne nazie", l'Ukrainienne Oliynykova dézingue sa future adversaire russe Schnaider

Oleksandra Oliynykova, classée 65e mondiale, s’est trouvé face à une opposition politique inattendue avant même son match du troisième tour à Roland‑Garros contre la russe Diana Schnaider, 23e mondiale.

Une accusation liée à Gazprom

Lors de la conférence de presse du jeudi, l’Ukrainienne a dénoncé la participation de Schnaider à un tournoi sponsorisé par Gazprom, affirmant que l’entreprise soutient financièrement le conflit en Ukraine. « Si on compare, c’est comme jouer en Allemagne nazie sous les yeux d’officiers de la Gestapo, » a déclaré Oliynykova en montrant une capture d’écran du logo Gazprom.

Elle a ajouté que le soutien public de la joueuse aux contenus pro‑russe, via des « likes » sur les réseaux, renforce, selon elle, le financement indirect des attaques qui ont touché sa ville natale.

Réactions et contexte du circuit

Après sa victoire au premier tour, Oliynykova avait déjà critiqué le silence des joueurs russes sur le circuit, les accusant de contribuer à la propagande du Kremlin. Elle a expliqué que l’indifférence face aux liens financiers entre certains athlètes et le régime russe constitue, à ses yeux, une forme de complicité.

Sa compatriote Marta Kostyuk, quant à elle, a évoqué le jour où un missile russe a détruit un immeuble à proximité de la maison de ses parents, soulignant la pression psychologique qui pèse sur les Ukrainiennes en compétition.

Enjeux du duel

Le match opposera donc deux joueuses dont le classement ne justifie pas à lui seul l’attention médiatique, mais dont la confrontation incarne les tensions géopolitiques actuelles. Pour Oliynykova, la question dépasse le simple échange de coups‑durs : il s’agit de la légitimité d’un affrontement nourri par des financements controversés.

À l’heure où les drapeaux se croisent sur le court, la tension ne provient pas du revers de service, mais du débat sur la responsabilité des sportifs face à un conflit qui dure depuis plus de quatre ans.