Roland‑Garros : le prodige de 17 ans Kouame triomphe après près de cinq heures de combat

Roland-Garros: la sensation Kouame, 17 ans, victorieux en près de cinq heures
Roland-Garros: la sensation Kouame, 17 ans, victorieux en près de cinq heures

Victoire historique de Moïse Kouame à Roland‑Garros

Le Français de 17 ans, Moïse Kouame, a survécu à une bataille de près de cinq heures contre le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo, s’imposant 6‑3, 7‑5, 3‑6, 2‑6, 7‑6 (10‑8) et accédant ainsi au troisième tour du Grand Chelem.

Un match marqué par la canicule et le dépassement de soi

Joué sous une chaleur orange, le duel a duré 4 h 56 min, le Sarcellois puisant dans ses réserves physiques et mentales pour renverser le cours du set décisif. Au cinquième set, alors que le score semblait en faveur de Vallejo (5‑2), Kouame a retrouvé son souffle et a conclu le super tie‑break 10‑8.

Le public, installé sur le court Suzanne‑Lenglen, a suivi chaque point comme s’il s’agissait d’un but, amplifiant l’intensité du moment.

Parcours, références et perspectives

Classé 318e mondial, Kouame venait il y a quelques mois de tournois de forfaits à Bressuire et Thionville ; il a décroché son invitation à Roland‑Garros après une victoire en Masters 1000 à Miami en mars. Son style physique rappelle celui de Gaël Monfils, tandis qu’il cite l’attitude de Carlos Alcaraz pour ne jamais abandonner.

« Il faut toujours croire en soi, même à deux balles de la défaite ou de la victoire, » a déclaré le jeune joueur en conférence de presse.

Le prochain défi l’attend samedi contre le Chilien Alejandro Tabilo (36e), spécialiste de la terre battue, tandis que le N°1 mondial Jannik Sinner s’effondre simultanément sous la même canicule.

En dépit de la fatigue visible – le Français a dû être assisté par l’arbitre pour se remettre d’une chute – il a montré une capacité à gérer la pression rare chez un outsider du Grand Chelem.

L’objectif affiché par Kouame reste ambitieux : « Si je veux un jour remporter un Slam, je veux le faire sept fois. Aujourd’hui, c’est le premier pas, et je compte en refaire d’autres. »

Ce premier pas, gravé sous le soleil de Paris, suggère que le tennis français pourrait bientôt compter un nouveau pilier de longue durée.