Ben O’Keeffe affirme, trois ans après le quart de finale France‑Afrique du Sud (28‑29), que son arbitrage fut cohérent malgré les contestations françaises.
Pression et privilégie du rôle d’arbitre majeur
Sur le podcast DSPN, le Néo‑Zélandais a expliqué que chaque rencontre décisive réduit la marge d’erreur, citant Wayne Barnes, Jaco Peyper, Nic Berry et Craig Joubert comme exemples de juges sous les projecteurs.
« La pression est un privilège », a déclaré O’Keeffe, rappelant que les demi‑finales et les quarts de finale amplifient l’examen médiatique.
Retours sur le match et analyse post‑jeu
Il conserve le souvenir d’une première mi‑temps exceptionnelle, mais la victoire de l’Afrique du Sud par un point a déclenché une relecture intense des décisions, de la part des arbitres, entraîneurs, public et médias.
Antoine Dupont, capitaine français, avait exprimé son incompréhension, jugeant certaines scènes « claires, évidentes » qui n’auraient pas été sifflées.
O’Keeffe reconnaît des erreurs, mais nie toute influence décisive sur le résultat, insistant sur le grand nombre de décisions correctes prises durant le duel.
Conséquences médiatiques et reconnaissance officielle
Le traitement journalistique des jours suivants a été décrit comme un « procès », émotionnellement lourd pour l’arbitre dont la nation venait d’être éliminée.
World Rugby a toutefois confirmé sa confiance en le désignant pour la demi‑finale Angleterre‑Afrique du Sud, qu’il qualifie de « meilleur moment de sa carrière ».
Lors du déplacement à la douane, sa sœur a été interrogée sur le lien familial, illustrant la visibilité inattendue dont bénéficient les officiels après un match de ce calibre.
La nomination à la demi‑finale a été perçue comme une validation de sa performance au quart, lui offrant une semaine concentrée sur la préparation plutôt que sur la gestion d’un affrontement décisif.
En fin de compte, O’Keeffe a conjugué confiance et méthode, transformant une controverse en étape clé avant le face‑à‑face le plus important de son mandat d’arbitre.
