Électronique homogène : le facteur qui atténue la domination Ducati selon Valentino Rossi
Lors des essais de Barcelone, Valentino Rossi a affirmé que l’égalisation des cartes électroniques explique le resserrement du peloton et la perte d’avance de Ducati, jadis inégalée dans le MotoGP.
Ascension d’Aprilia et remise en question du leadership Ducati
Depuis deux saisons, Aprilia a progressivement réduit l’écart avec le leader grâce à un nouveau directeur technique et à un travail soutenu sur l’aérodynamique, comme le rappelle le directeur de Noale, Massimo Rivola.
Cette progression, conjuguée à l’optimisation des flux d’air, a placé le V4 vénitien parmi les précurseurs du championnat, sans que cela ne soit le seul facteur de changement.
Le reste du groupe se rapproche : KTM, Honda et les répercussions du circuit de Barcelone
Les KTM, mieux adaptées aux circuits sinueux, affichent une dynamique supérieure à l’an passé, tandis que Honda surprend occasionnellement comme outsider. Les difficultés rencontrées par Pecco Bagnaia et Álex Márquez sur la Desmosedici 2026 ne traduisent pas une régression globale, les records restant fréquemment battus.
Données des essais de Barcelone
La première journée a vu les dix premiers temps séparés de seulement deux dixièmes et demi, contre quatre dixièmes et demi l’an dernier. Cette compression de l’écart signale une uniformité de performance jamais observée auparavant.
Rossi a expliqué que la clé réside dans l’ouverture des gaz et la gestion des couples en virage long, où chaque marque a désormais un logiciel de contrôle du régime plus raffiné.
« Tous les appareils sont plus propres, plus doux dans la montée des tours », a-t-il déclaré, soulignant que les concurrentes ont rattrapé le niveau électronique que Ducati avait atteint en avance.
Le directeur de l’équipe VR46, présent à la piste en tant que manager et spectateur, confirme que l’électronique devient le dernier levier d’optimisation exploité par les usines.

En conclusion, l’homogénéisation des systèmes électroniques place désormais chaque machine à un degré de performance comparable, poussant les équipes à chercher d’autres marges d’amélioration au-delà du logiciel.
