Le match marathon Roland‑Garros s’est soldé par une victoire du Tchèque Jakub Mensík après 4 heures 41 minutes de jeu, ponctuées d’un super tiebreak 13‑11 au cinquième set, sous des températures record et un indice WBGT dépassant les seuils d’alerte.
Un affrontement décisif sous le soleil de la canicule
Sur le court 6 du secteur Porte d’Auteuil, le quart de finale opposait Mensík à l’Argentin Mariano Navone. Après une première manche 6‑3 en faveur du Tchèque, l’Argentin a renversé le score : 2‑6, 6‑4, 1‑6, avant le tie‑break final qui a décidé le duel.
Le dernier point décisif a été un coup droit exécuté sur une seule jambe, déclenché par des crampes datées; Mensík s’est effondré immédiatement, incapable de se relever sans assistance médicale.
Réglementation thermique et impact physiologique
L’ATP encadre les conditions de jeu à l’aide de deux seuils d’interruption basés sur l’indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature), qui combine température, humidité et vitesse du vent. Lorsque le WBGT franchit 28 °C, une pause de 15 minutes est obligatoire ; au-delà de 30 °C, le match doit être suspendé.
Lors de ce duel, le WBGT a atteint 31,2 °C, plaçant la partie dans la catégorie « danger immédiat », mais aucun arrêt n’a été décrété, les joueurs devant supporter une charge thermique extrême.
- Température ambiante : 38 °C
- Humidité : 68 %
- Vitesse du vent : 2 km/h
- Indice WBGT enregistré : 31,2 °C
Conséquences et perspectives pour la suite du tournoi
Après l’intervention des secouristes, Mensík a été conduit en salle de soins où il a reçu des traitements contre la déshydratation et les crampes. Navone, victorieux, a salué son adversaire allongé, illustrant le respect professionnel qui prévaut dans le paddock.
Les organisateurs de Roland‑Garros devront réévaluer leurs protocoles thermiques, notamment la mise en place éventuelle de climatisation mobile ou de pauses supplémentaires, afin de prévenir des scénarios similaires dans les prochaines semaines de la compétition.
Ce marathon sous la fournaise rappelle que la performance à Roland‑Garros dépend désormais autant du conditionnement physique que de la capacité d’adaptation aux exigences climatiques.
