Toprak Razgatlioglu ne s’est jamais qualifié au‑delà de la 12e place en MotoGP, un frein majeur pour percer dans les avant‑postes.
Après six courses, le pilote turc de Pramac Racing cumule deux points, mais son lot de décélérations en qualifications persiste, avec une moyenne de 19,2 sur la grille.
Les pneus : progression avec les mediums, blocage avec les tendres
Le test de Barcelone a mis en lumière une nette amélioration du temps au tour sur le composé medium ; Razgatlioglu réalise des chronos réguliers autour de 1’40”.
En revanche, le passage au pneu soft ne traduit pas le même gain de vitesse. Le pilote explique que le grip supplémentaire pousse l’avant, le contraignant à ouvrir les gaz trop tôt, ce qui tranche avec le style de pilotage requis par les Michelin.
« Mon esprit passe en mode Superbike quand le soft arrive », confie‑t‑il, soulignant la nécessité d’adapter la trajectoire et la sortie de virage.
Bilan des six premiers Grands Prix
| Circuit | Position de départ | Retard Q1/Q2 | Résultat sprint | Résultat GP |
|---|---|---|---|---|
| Buriram | 21 | +1″381 | 20 | 17 |
| Goiânia | 12 | +1″012 | 18 | 17 |
| Austin | 17 | +0″768 | Ab. | 15 |
| Jerez | 19 | +1″958 | Ab. | 19 |
| Le Mans | 16 | +1″131 | 14 | 13 |
| Barcelone | 22 | +4″395 | 17 | 18 |
En course, la moyenne de points reste faible, et chaque qualification en retrait complique l’accès à la tête du peloton.
Objectifs pour le Grand Prix d’Italie
Le pilote veut transposer les gains observés sur les mediums au circuit de Mugello, où la vitesse de passage prime et les freinages restent modérés.
« Il faut que je change mon pilotage pour le soft, sinon la qualification restera un handicap », résume‑t‑il, avant de souligner l’exemple de Fab : « Il exploite le soft sur un ou deux tours et conserve la vitesse en course ».

Le défi du fortnightly méri‑défi s’inscrit donc dans la capacité du Turc à réviser son style pour exploiter chaque gramme de gomme tendre.
